On voit ici Sophie Brasset et Natacha Turcotte du Rivage, le réalisateur Jean-François Vachon, la chargée de projet Charlie Vincent-Simoneau et Roger Lapointe, du Rivage.
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La gestion participative, qui a pour but de redonner du pouvoir aux personnes directement concernées, soit les membres participants, fait partie de l’ADN du Rivage du Val-Saint-François. Cet organisme, situé à Richmond, vient de lancer une boîte à outils afin de faciliter l’implantation de cette gestion.

La gestion participative cadre à merveille avec la Rivage, qui adhère à l’approche de l’Alternative en santé mentale, en favorisant l’intégration et le maintien dans la communauté des personnes qui vivent ou qui ont vécu cette problématique.

« On veut inclure le plus de personnes possible dans les décisions, petites et grandes, de notre organisme », résume Natacha Turcotte, responsable de la vie associative et de la gestion participative.

Sophie Brasset, responsable générale et des affaires administratives, mentionne que la gestion participative a été incorporée progressivement dans l’organisation du Rivage depuis le début des années 2000.

« On a commencé par un comité, pour ensuite élargir le concept au fil des années. La transition a été faite vers 2014. Et depuis 2021, nous avons vraiment atteint ce que nous souhaitions. Nos membres prennent vraiment part à toutes les décisions de notre organisation », affirme-t-elle.

Cultiver la participation

Dans la boite à outils « Cultiver la participation » – sur le site Web www.gestionparticipative.ca, on retrouve plusieurs réflexions à travers divers témoignages, que ce soit par écrit ou avec des capsules sonores et vidéos.

« C’était bien beau sur le papier, la gestion participative, mais bien plus complexe à appliquer dans la réalité. Y allant d’essais créatifs à erreurs nécessaires, le Rivage a finalement réussi à naviguer au travers des vagues parfois tumultueuses qu’implique le principe de la gestion participative. Ce ne fut pas une quête facile. Il y eut des embûches, il y eut des remises en question, des envies de changer d’idées et beaucoup, beaucoup de réflexions. Lorsque les employés du Rivage entreprirent ce virage, il y avait alors peu de documentations sur le sujet. Ce dont ils auraient eu besoin, à ce moment, aurait été d’un guide, quelque chose de concret qui aurait pu faciliter le processus », peut-on lire sur le site Web.

Un balado-documentaire, réalisé en collaboration avec Jean-François Vachon, est également disponible. Jean-Sébastien Dutil a de son côté participé au volet vidéo.

Charlie Vincent-Simoneau, une travailleuse sociale, a œuvré comme chargée de projet pour le Rivage.

« On retrouve un guide qui est explicatif, mais aussi ludique. Le site ne donne pas l’impression de lire une procédure, mais plutôt des pistes à suivre qui aident à implanter la gestion participative dans l’organisme », indique Mme Turcotte.

Quelques organismes ont donné un coup de main à l’équipe du Rivage, soit La Cordée – Ressource alternative en santé mentale et le Tremplin 16-30 – tous deux de Sherbrooke – , Accès Droits Outaouais, le Centre de formation Populaire, Le Phare – Source d’entraide de Cowansville ains que L’Ensoleillé – Ressource communautaire en santé mentale (Lac Mégantic)

« Nous avons reçu un montant de 90 000 $ du gouvernement du Québec, par l’intermédiaire du Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales (SACAIS). On a déboursé de notre côté une somme de 10 000 $. Tout est accessible gratuitement et notre but était vraiment que ça soit accessible à tous », conclut Mme Brasset.

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